Un responsable du DTFU répond aux questions posées au sujet de la dernière rencontre avec les représentants privés du Dalai Lama
Un responsable du Département de Travail du Front uni (DTFU) du Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC) a accordé le 6 courant une interview à un correspondant de l'Agence de presse
Xinhua (Chine nouvelle) et a répondu aux questions posées par ce dernier au sujet de la dernière rencontre avec les deux représentants privés du Dalai Lama, à savoir Lodi Gyari et Kelsang
Gyaltsen.
Correspondant : Pourriez-vous donner un aperçu de la dernière rencontre avec les représentants privés du Dalai Lama Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen ?
Responsable du DTFU : Le 1er juillet et le 2 juillet derniers, des responsables de notre Département ont rencontré à Beijing les représentants privés du Dalai Lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen
et leur suite composée de trois personnes. Entre-temps, Du Qinglin, Vice Président du Comité national de la CCPPC (Conférence consultative politique du Peuple chinois) et Chef du DTFU du C.C. du
P.C.C., a eu une entrevue avec Lodi Gyari et sa suite. Lodi Gyari et sa suite ont visité les principales installations olympiques, dont le « Nid d'oiseau » (Stade national) et le « Cube d'eau »
(Centre national de natation) et ont causé avec des spécialistes du Centre chinois d'études tibétologiques. Zhu Weiqun et Sitar, respectivement Vice Ministre permanent et Vice Ministre du DTFU, ont
eu des discussions avec Lodi Gyari, Kelsang Gyaltsen et leur suite.
Correspondant : Comparé avec la rencontre qui a eu lieu le 4 mai à Shenzhen, y a-t-il des progrès ?
Responsable du DTFU : Lors des discussions, les responsables de notre département ont présenté de façon générale la situation intérieure du pays et ont exposé de façon plus approfondie la politique
du gouvernement central à l'égard du Dalai Lama. Ils ont critiqué sévèrement les propos et les actes erronés du Dalai Lama depuis les troubles et les incidents qui ont éclaté le 14 mars dernier, et
surtout depuis le dernier contact à Shenzhen. Ils ont également écouté avec patience et avec minutie les explications des représentants privés du Dalai Lama au sujet des idées politiques et de
certains propos et actions de ce dernier. L'ambiance était franche, sincère et détendue lors des discussions, malgré que les opinions et les idées des deux parties divergent énormément. Le camarade
Du Qinlin a formulé explicitement à l'égard du Dalai Lama la demande des « quatre conditions de non soutien », c'est-à-dire qu'en cas où le Dalai Lama désire réellement, comme il le dit, œuvrer
pendant le temps qu'il lui reste à vivre dans l'intérêt du pays et de la nation et pour le bonheur du peuple tibétain, il doit s'engager ouvertement et explicitement par des propos et des actes
concrets à ne pas soutenir les activités de sabotage des Jeux Olympiques de Beijing, à ne pas soutenir les activités de fomentation et d'excitation à des actes criminels de violence, à ne pas
soutenir, à retenir et à empêcher effectivement les actes de violence et de terrorisme du TYC (Tibetan Youth Congress) et à ne pas soutenir toute opinion et tout acte ayant pour objectif «
l'indépendance du Tibet » et la division et séparation de la patrie. Lors des entretiens, les représentants privés du Dalai Lama ont déclaré que cela est un nouvel esprit du gouvernement central et
ils ont exprimé leur accord quant à cette demande de ce dernier. On peut dire que la demande du gouvernement central formulé concrètement en « quatre conditions de non soutien » et l'engagement
pris par la partie du Dalai Lama de répondre positivement constitue un grand et important progrès réalisé durant cette dernière rencontre. D'après la demande de la partie du Dalai Lama, il a été
déterminé la date de la prochaine rencontre pour continuer les discussions.
Correspondant : Après les incidents à Lhassa du « 14 mars », le gouvernement central a toujours demandé au Dalai Lama de « cesser trois activités », pourquoi propose-t-il cette fois-ci les « quatre
conditions de non soutien » ?
Responsable du DTFU : Comme tout le monde le sait parfaitement, la clique du Dalai Lama a fomenté, organisé et dirigé les actes criminels de violence qui ont éclaté au Tibet et dans certaines
autres régions où résident des Tibétains, a organisé des attaques contre les ambassades chinoises dans certains pays, a excité les activistes de « l'indépendance tibétaine » à perturber et à
saboter les Jeux Olympiques de Beijing, et même après la rencontre à Shenzhen, la partie du Dalai Lama a continué à tenir des propos visant à la division de la patrie, et surtout les organisations
tibétaines, dont en premier lieu le TYC, ont poursuivi leurs activités séparatistes de sabotage, et tout cela ont suscité une grande indignation de tout le peuple chinois et des ressortissants et
résidents chinois à l'étranger. Le gouvernement central a demandé au Dalai Lama de mettre fin aux « trois activités », et cela était tout à fait nécessaire et visait des objectifs très précis. Les
« quatre conditions de non soutien » sont en fait l'expression concrète de la « cessation des trois activités », sont plus faciles à comprendre et à manœuvrer, permet à la partie du Dalai Lama de
les accepter plus facilement et traduisent nos intentions bienveillantes envers la partie du Dalai Lama afin que la rencontre puisse obtenir des résultats positifs. Si par hasard cette dernière
n'accepte même pas ces quatre conditions tout à fait simples et raisonnables et ne fait pas des efforts dans ce sens, il sera difficile alors de réunir l'ambiance et les conditions nécessaires au
bon déroulement de la rencontre et des discussions.
Correspondant : Quels sont les principaux sujets de discussions entre vous et les représentants privés du Dalai Lama ?
Responsable du DTFU : Le gouvernement central a toujours maintenu que pourvu que le Dalai Lama renonce effectivement à sa position de « l'indépendance tibétaine », cesse réellement ses activités de
division et de séparation de la patrie, reconnaît que le Tibet est une partie intégrante et indivisible du territoire chinois, reconnaît que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois et
reconnaît que le gouvernement de la République populaire de Chine et le seul et l'unique gouvernement légal qui représente toute la Chine, nous pourrons alors discuter avec le Dalai Lama des
problèmes qui concernent son avenir personnel. Certaines personnalités ont répandu des propos erronés et malveillants à ce sujet en disant que les discussions sont des « négociations
sino-tibétaines » et un « dialogue entre Has et Tibétains », ce qui est complètement absurdes. J'insiste tout particulièrement que nous ne reconnaissons aucunement le soi-disant « gouvernement
tibétain en exil » et aucun pays du monde n'a reconnu jusqu'ici ce « gouvernement ». Le gouvernement central ne discutera jamais avec une telle organisation illégale. J'insiste également que suite
à la réforme démocratique et à la fondation de la région autonome, les anciens serfs tibétains sont émancipés et sont devenus les maîtres du pays et que le Tibet s'est engagé dans la voie
socialiste. Seuls le gouvernement populaire central et le gouvernement populaire de la région autonome du Tibet sont les représentants légaux du peuple tibétain, et aucune autre personne ou aucune
autre autorité gouvernementale, quelque soit-elle, n'a le droit de prétendre représenter le peuple tibétain.
Correspondant : Comment envisagez-vous les perspectives des discussions entre le gouvernement central et la partie du Dalai Lama ?
Responsable du DTFU : A la demande des représentants privés du Dalai Lama, nous acceptons de principe de les rencontrer encore une fois dans le courant de cette année. La position du gouvernement
central à l'égard du Dalai Lama est tout à fait claire et nette et les rencontres avec les représentants privés du Dalai Lama, ainsi que les progrès enregistrés au cours de ces rencontres,
traduisent la bonne volonté et la sincérité du gouvernement central. Maintenant, c'est au tour de la partie du Dalai Lama de montrer une attitude positive et de faire preuve de sincérité. Pourvu
que le Dalai Lama fasse des efforts pour que ses actes soient conformes à ses paroles et pourvu qu'il accomplisse réellement les « quatre conditions de non soutien », la porte des négociations
entre les deux parties sera toujours ouverte et pourra enregistrer des progrès positifs.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne